mardi, 30 juin 2009

désolée

J'aurais voulu vous montrer la robe de princesse finie pour AL vendredi à 23h, son retour à elle de sa classe découverte à Paris, de la robe trop elle que je lui ai cousu dimanche, de notre cours de science nat d'hier sur foetus d'oisillon tombé du nid, du pijama trop beau que je coud pour nom neveu (oui je couds en ce moment !), des encore incroyables progrès de mon fils cadet, des changements dans le jardin, de l'avancée des travaux de la maison, toussa toussa...

Mon APN est plein, mes neurones aussi... mais impossible de programmer des notes (oui les précédentes l'étaient), de répondre aux mails, de tél à ma soeur (en même temps si pour une fois ma facture mensuelle de tél pouvait ne pas me coûter un bras...), de travailler sereinement aussi etc etc...

Bref, ma box est en panne et avec elle à la fois mon accès au net et mon téléphone !

Me voici donc "contrainte" de squatter 3 fois par jour (au moins) chez me môman, pour au moins surveiller les mails du boulot... pour le reste, ben, silence radio.

 

Mais en même temps ça fait du bien !

 

à bientôt les amis !

 

PS : si vous pouvier allumer quelques cierges en pensant à Mister Liberté ... parceque pour bosser tranquille c'est vraiment relou !

lundi, 29 juin 2009

tchin !

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Grâce à notre cher ami suédois nous avons chacun un verre différent (il y en a un 6ème, à ronds jaunes, qui attend que Marin ait un peu grandi, et qui sert parfois en attendant ...).

Nous ne buvons que de l'eau à table et je commençais à en avoir marre de voir le haut du lave-vaisselle rempli par une dizaine de verres tous les jours... des verres même pas vraiment sales. Ou alors l'évier envahit des mêmes verres dont on s'est tapé la corvée rinçage...

Chacun a donc son verre. Une série pour en bas (salle-à-manger), une série pour en haut (jardin)... et à la fin du repas, on les aligne à l'abri des chutes possibles et ... on s'en ressert 2 ou 3 fois de suite chacun. Même en journée quand on a soif, d'ailleurs.

Qu'on n'aille pas me dire que de poser ses lèvres une 10ne de fois au bord d'un verre rempli d'eau pure le salit !! Même si ces lèvres ne sont pas toujours essuyées avant ;)...

Bref, à moins qu'il y ait eu du sirop, de la bière, ou des lèvres très sales, ils sont là pour plusieurs repas...

Et c'est mon lave-vaisselle qui tourne un peu moins souvent du coup.

Et c'est ma planète aux ressources en eau limitées qui me dit merci aussi.

J'aurais préféré sabler des verres avec des jolis dessins pour chacun etc... mais on manque de temps ! Alors si j'avais attendu que ce soit fait, on aurait mis ce projet d'économie de lavage de verres en place avec beaucoup de retard... Voilà pourquoi lors d'un passage chez le géant jaune et bleu, on a craqué pour ces deux séries de verres aux motifs différents. Pile 6, comme nous. C'était parfait ! Et ça ira très bien en attendant que le projet sablage se mette en place !

samedi, 27 juin 2009

la voici enfin !

Elle aurait du être prête avant le 10 mai pour un concours de cabane, mais on a 1 gros mois de retard...

Voici la cabane des enfants, liée au portique, ils sont ravis !!!

Et merci à toute la famille (surtout belle) et les amis, qui ont participé financièrement dans la hotte du père-noël... 2007 ! oui, je sais, on abuse !!

Il n'empêche que l'idée d'avoir UN cadeau unique pour TOUS les enfants, c'est BIEN ! Moins de bazar, et un gros cadeau... chouettos non ?

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jeudi, 25 juin 2009

après les brioches...

Mon mari exploite la recette des brioches aux pralines dans tous les sens ! Il en fait donc aux pralines roses, mais aussi au chocolat au lait, au chocolat blanc, aux daims (vous savez ? les bonbons caramel chocolat) à la confiture de mûres ou de myrtilles etc etc... il les fait par trentaine, en boules individuelles qui cachent leur surprise... il met en route la pâte le soir et fait le boulanger au tout petit matin, 3 ou 4 fois par semaine... un régal ! sauf pour ma balance !

Il teste aussi toutes sortes de recettes de brioche, ou plutôt de pâte à brioches, toujours à la machine à pain. Dernièrement il a pris celle d'un livre où l'on ne met que des jaunes d'oeufs. (ok je sors la recette, mais la semaine prochaine !)

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Me restent donc des blancs. Après avoir hésité entre mousse au chocolat, mousse de marrons, meringues etc... finalement j'ai choisi de faire des financiers. J'ai pris la recette du Larousse de la cuisine telle quelle la première fois. Ensuite j'ai voulu tenter celle de Ginette Matthiot, mais en la lisant, j'ai été sidérée de voir à quel point, pour les mêmes blancs d'oeuf, les ingrédients, les quantités et la méthode n'avait rien à voir! Alors voici mon interprétation toute personnelle en combinant les deux recettes, photo du résultat tout chaud à l'appui (une fois refroidi il n'existe plus : englouti !)

Le plus dur étant de résister à tout cela, sinon ma balance fait un comas.

1 Mes 4 blancs pesant 130g, je n'ai pas mis 125 de sucre comme le dit Ginette (qui demande de tourner blancs et sucre durant 30 minutes, la folle !), ni 200g de sucre glace comme propose le Larousse... mais... 130g de sucre glace. En fait, si la première tentative à 200g de sucre glace était trop sucrée, la deuxième l'est un chouïa pas assez...

J'ai donc dissous 130g de sucre glace dans 4 blancs d'oeuf et tourner longtemps pour que disparaisse le moindre "grumeau" et que la préparation soit lisse. A la cuiller en bois ça prend à peine d'air, avec un fouet ce serait peut-être plus "neige" et donc mieux ?

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2 L'un propose 100g de poudre d'amandes, l'une rien. Moi il me restait 55g d'amandin "saveur intense" de Vahiné, je les ai mis. A dire vrai, j'aurais voulu en mettre 130 et ça aurait été bien.

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3 L'un propose 200g de farine, l'une 100... j'en ai mis 100g, tamisée. Mais du coup ça fait nettement moins de gateaux aussi.

4 L'un propose 150g de beurre, l'une 100. J'ai fait fondre 100g de beurre que j'ai délicatement incorporé au tout.

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Ensuite j'ai regardé le mode d'emploi de ma nouvelle cuisinière que je suis TROOOOOOOOOOOOOOP ruinée contente de l'avoir ! J'ai choisi de faire préchauffer mon four à 210°C pour une chaleur tournante + chauffage haut et bas, grille du bas, programmation 10mn de cuisson puis retrait des gateaux 5mn après arrêt des turbines (oui, il s'arrête tout seul mon four ! pour la tête en l'air que je suis c'est tout simplement MER VEIL LEUX !)

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Et là, je peux vous dire qu'ils sont réussis.

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Prochain essai, je tente d'en faire plus à partir de la même quantité de blancs, de sucrer un peu plus pour que ça croustille plus sur le dessus, et d'avoir 100g d'amandin en stock... pis je vous dirai...

Mais si vous tentez aussi, n'oubliez pas de me faire part de vos essais et je complèterai ce post avec vos expériences !

Bon régal !

mercredi, 24 juin 2009

Odrè

ce VVEB là s'appelle Odrè. Non ce n'est pas le nom du tissu... mais celui de ma collègue pour qui je l'ai fait (enfin Audrey quoi !). Commencé lundi soir pour lui offir à sa fête mardi, j'ai eu des soucis avec ma machine à coudre et besoin de faire un achat de fil... du coup je l'ai fini ce soir... et je le lui  donne demain matin ! Mon autre collègue aussi m'a commandé un sac depuis longtemps et a choisi son tissu dans mon stock je voudrais le lui offrir pour son anniv le 16 juillet... tadam ! je me mets des défis toute seule !!!

VVEB avec poche intérieure, tissu STOF (c'est les promos depuis vendredi dernier et jusqu'au 8 août car ils fêtent leurs 10 ans de magasin de vente !!!!!)

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et j'en profite pour vous montrer celui que j'ai fini en urgence juste avant mon WE à Lyon de début mai... sauf que finalement la copine pour qui il était destiné n'était pas à Lyon, que je ne l'ai pas envoyé depuis... et que je m'en suis servi !!!
J'en ai encore 2 à faire dans le même tissu, et j'en ai 3 autres découpés dans le tissu rayé Odrè... j'ai parlé de les vendre 20 euros fdp compris, vous croyez que c'est trop ? (enfin, ceci dit, j'ai pas le temps de coudre, alors...)
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vous avez dit calme ?

Il paraît que Marin est un petit garçon très calme, qui ne bouge pas, se contente de se tenir assis, ne parle pas, ne fait rien, quoi ! C'est du moins ce que ses parents ont dit pendant 9 mois et plus, même...

Ils l'ont obervé, un fameux 2 juin, et se sont dit "et lui, on est sûr qu'il ne marchera pas pour ses un an ! si encore il marche à 18 mois... t'as vu ? il ne cherche jamais à être debout, il ne sait pas s'asseoir ou se redresser quand il bascule, il dit rien... quel enfant calme ! ça nous change !"

Le jour même il a passé sa journée debout entre les jambes de ses parents et râlait dès qu'on tentait de l'asseoir...

Sa mère en parlait à une amie, le jeudi 4 juin qui suivit, en rigolant de cette soudaine envie de se mettre debout, lui qui ne s'y intéressait pas jusque là. "En tous cas, s'il a dit "papa" ou "baba", on sait pas trop, vers ses 7 mois, ben maintenant il dit plus rien !"

Le jour même il a passé son temps à dire "baba" ou "pa !" en s'adressant clairement à ses parents.

Le dimanche 7 juin qui suivit, sa pauvre mère se plaignait qu'il ne disait même plus "ma", qu'il ne faisait plus les marionnettes ni rien avec ses mains, et qu'il ne se retournait que contraint et forcé de le faire.

Le jour même il a passé son temps à faire des rouler bouler dès qu'il le pouvait, en se jetant en avant de la position assise s'il le faut... et en tentant d'escalader le rebord de la table à langer. Tranquillité terminée (en même temps, ça faisait presque 10 mois...)

Une semaine plus tard, le 14 juin, les parents pavanaient fièrement avec leur bébé de "10 mois pile aujourd'hui !" et en vantait le calme malgré ses dernières prouesses, mais répétaient à l'envi "non, il ne parle pas, et ne fait pas des trucs avec ses mains !"

Le jour même il a passé son temps à babiller ou éclater de rires dans la voiture, voir même à monter le ton pour couvrir de sa voix assurée les criailleries des aînés (tiens ! il est là Marin ?!), il a fait plusieurs fois bravo avec ses mains, en ponctuant d'un "bavo !" qui mettait en extase ses soeurs et il a même plongé son regard dans les yeux de sa mère en disant "ma !" plus intensément qu'un je t'aime...

Le mercredi 17 sa mère se disait que c'était étonnant qu'à son (grand) âge ce bébé accepte encore d'être nourri avec la cuiller sans rien dire.

Le jour même il lui a fait regretter ses paroles en tentant sans arrêt de plonger la cuiller qu'il tenait à la main dans le pot, et surtout en se l'enfournant lui-même (mais souvent à l'envers) dès qu'elle voulait lui donner la becquée. Il a aussi tenté de se nourrir seul, en mordant toute chair passant à portée de bouche. Surtout la chair maternelle. Le soir, deux dents de plus rangées en bas ont donné un semblant d'explication à tout cela...

Le samedi 20 ses parents observaient, amusés, les efforts qu'il faisait à se traîner par terre et se moquaient encore de son manque de mobilité.

Le jour même il a passé son temps debout... en se mettant debout tout seul ! Oui, il s'est agripé à n'importe quoi pour se dresser...
Et même ! le lendemain il a réitéré l'exploit chez sa grand-mère, trop fier... et a même défilé le long du canapé, encore plus fier...

Or donc, en a peine un mois, Marin le tranquille est devenu Marin le mobile et nous on continue de dire qu'il ne fait pas ceci ou cela, parceque tudieu ! ça le booste les défis !!!

Marin se met debout seul, Marin essaie d'avancer vers quelqu'un quand on le tient par les mains, Marin essaie de se déplacer le long d'un canapé ou en poussant une chaise ou un fauteuil, Marin joue à déchiqueter du papier, Marin a 8 dents au moins, Marin babille beaucoup, chante aussi, Marin dit de plus en plus des bouts de sons qui vont bientôt être de vraies syllabes compréhensibles, Marin comprend quand on lui parle bien plus qu'on ne se l'imagine, Marin montre du doigt parfois, Marin fait bravo, voir tente un aurevoir, Marin mange seul des trucs qui se tiennent en main, sait où se rangent ses gateaux et les réclament clairement, tentent d'utiliser une cuiller correctement, Marin se sert d'un jouet un peu long pour en attraper un autre, tente d'emboîter des jouets ensemble, de les poser empilés aussi, tape deux jeux ensembles ou se sert de l'un pour faire quelque chose à l'autre, Marin joue toujours avec ses chaussons en cuir sur la table à langer mais il les prend un par un jusqu'à avoir les deux d'une même paire dans chacune de ses mains, Marin vide consciensieusement des caisses de jouets, surtout des caisses interdites ou des jouets des aînés, Marin n'aime pas la solitude et sait réclamer les grands, Marin fait des yeux doux à la grande, imite et rigole quand il voit la petiote, et admire fièrement le cadet qui lui montre des trucs de garçon, Marin mange comme dix même s'il tète encore avec plaisir 2 à 3 fois par jour, Marin dort beaucoup même s'il change son rythme en ce moment et qu'on est paumés, Marin... grandit bien vite d'un coup !!!

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mercredi, 10 juin 2009

Il y a des dates...

Qui restent en tête. Comme le 10 juin. Je sais que c'est l'anniversaire de mon cousin (éloigné) Etienne, le filleul de mon grand-père paternel Etienne... et pourquoi je sais ça ? Parceque c'était aussi la date d'anniversaire de mon papa... 75 ans aujourd'hui il aurait eu. Donc ça fait déjà 5 ans et demi qu'il m'accompagne de son absence palpable. Voilà, et à cause de ce 10 juin, je pense un peu plus à lui ces jours-ci.
Y'a cette expo Utrillo, à Paris, que j'aurais bien été voir avec lui. Il aimait bien.
Y'a mes lectures qui tournent en rond, j'aurais bien aimé qu'il me fournisse encore pour ma table de nuit.
Y'a son côté encyclopédie portative qui me serait bien utile parfois, et qui aurait été très bien pour les enfants qui posent des questions en boucle.
Y'a son sens des couleurs, quand mes doigts me démangent et des partages d'émotions artistiques qui me manquent.
Y'a des mots qu'il m'a laissés et qui m'arrachent un sourire quand ils me reviennent en mémoire. "Plôme !"
Y'a tout ces petits riens de tous les jours qui me font remarquer qu'il n'est plus du tout là...
C'est étrange comme on peut croire que les absences sont moins difficiles à vivre avec le temps. Avec papa c'est tout le contraire ! Je ne sais pas si c'est de l'incrédulité au départ (je ne l'avais pas vu depuis 6 mois et je ne le voyais pas plus de 4 fois par an en fait), mais je peux avouer qu'il ne m'a pas manqué au tout début... et c'est la durée de son absence qui commence à peser, parfois.
Finalement c'est un peu tristoune, mon post, alors que je ne ressens pas vraiment de tristesse, juste beaucoup de nostalgie de temps révolus (de toutes façons)...
Bon anniversaire Papa !

 

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Papa au yeux souriant de ce pays qu'il aimait tant, assis sur les gradins des arènes de Ronda...

et à chaque feu rouge, à cause de lui, je redis en patientant... "Verde que te quiero verde.Verde viento, verdes ramas. El barco sobre el mar y el caballo en la montaña..."

et Federico Garcia Lorca murmure à mon oreille :

Verde que te quiero verde.
Verde viento. Verdes ramas.
El barco sobre la mar
y el caballo en la montaña.

Con la sombra en la cintura
ella sueña en su baranda,
verde carne, pelo verde,
con ojos de fría plata.
Verde que te quiero verde.
Bajo la luna gitana,
las cosas la están mirando
y ella no puede mirarlas.

Verde que te quiero verde.
Grandes estrellas de escarcha
vienen con el pez de sombra
que abre el camino del alba.
La higuera frota su viento
con la lija de sus ramas,
y el monte, gato garduño,
eriza sus pitas agrias.
Pero ¿quién vendrá? ¿Y por dónde...?
Ella sigue en su baranda,
verde carne, pelo verde,
soñando en la mar amarga.

--Compadre, quiero cambiar
mi caballo por su casa,
mi montura por su espejo,
mi cuchillo por su manta.
Compadre, vengo sangrando,
desde los puertos de Cabra.
--Si yo pudiera, mocito,
ese trato se cerraba.
Pero yo ya no soy yo,
ni mi casa es ya mi casa.
--Compadre, quiero morir
decentemente en mi cama.
De acero, si puede ser,
con las sábanas de holanda.
¿No ves la herida que tengo
desde el pecho a la garganta?
--Trescientas rosas morenas
lleva tu pechera blanca.
Tu sangre rezuma y huele
alrededor de tu faja.
Pero yo ya no soy yo,
ni mi casa es ya mi casa.
--Dejadme subir al menos
hacia las altas barandas.
¡dejadme subir!, dejadme,
hasta las verdes barandas.
Barandales de la luna
por donde retumba el agua.

Ya suben los dos compadres
hacia las altas barandas.
Dejando un rastro de sangre.
Dejando un rastro de lágrimas.
Temblaban en los tejados
farolillos de hojalata.
Mil panderos de cristal
herían la madrugada.

Verde que te quiero verde,
verde viento, verdes ramas.
Los dos compadres subieron.
El largo viento dejaba
en la boca un raro gusto
de hiel, de menta y de albahaca.
¡Compadre! ¿Dónde está, dime
dónde está tu niña amarga?
¡Cuantas veces te esperó!
¡Cuantas veces te esperara
cara fresca, negro pelo,
en esta verde baranda!

Sobre el rostro del aljibe
se mecía la gitana
verde carne, pelo verde,
con ojos de fría plata.
Un carámbano de luna
la sostiene sobre el agua.
La noche se puso íntima
como una pequeña plaza.
Guardias civiles borrachos
en la puerta golpeaban.
Verde que te quiero verde.
Verde viento. Verdes ramas.
El barco sobre la mar.
Y el caballo en la montaña.