mardi, 07 octobre 2008
24 mains #6
Voici une suite envoyée par mon amie Babou (je mets pas ton blog, puisqu'il est un peu perso... et... hum... délaissé ? ;) ), pas encore racontée aux enfants, je ferai mes ajouts dès que ce sera fait ! Merci Babou !!!... who's next ?
Et déjà donc le 6ème frère s’avance, c’est le sage de la famille, le philosophe….
« J’aime l’idée de te faire faire le tour du monde, j’ai envie que tu apprennes et l’on sait bien que les voyages forment la jeunesse. Et comme ça, tu auras des histoires à raconter aux enfants de ma soeur le soir pour les endormir, à condition toutefois que tu réussisses l’épreuve que je te propose…. »
Yo quiero –eh oui le 6e frère est bilingue ;) – que vayas a esta tierra lejana donde los cerros son tan blancos que te oculta la vista, donde el mar es tan azul que no sabes donde mirar para no dañarte los ojos, en esta tierra de rojo, blanco y azul quiero que encuentres aquella flor de sangre que solo se encuentra alla.
Corentin est un peu effrayé, un peu anxieux car il n’est pas sûr d’avoir bien compris la demande. Oui, il a entendu, bleu, rouge, blanc… pays lointain, montagne, mer… mais où cela peut il bien être ? y’a-t-il un indice qu’il n’a pas relevé ?
Mais il n’a pas peur Corentin, il a déjà relevé des défis pour l’amour de sa belle. Il va y aller Corentin, car il sait que l’amour qu’elle lui porte l’aidera à soulever des montagnes, lui ouvrira la mer et le conduira ou se mêlent mer, montagne, chemins… se mêlent mer, montagne, chemins ? pays lointain ? mais… mais… cet homme qu’il a rencontré juché sur son cheval (vous vous souvenez qu’il a du s’occuper des chevaux du je-sais-plus-combientième frère) avec ce curieux attirail, ce poncho ? ce chapeau ? ces éperons ? d’où venait il déjà ? d’Amérique, oui c’est ça, d’Amérique, d’Amérique du Sud, là où les plaines sont tellement étendues que l’on n’en voit pas le bout, là où la mer rejoint les montagnes dans une explosion de couleurs, des couleurs tellement pures qu’elles semblent avoir été créées par une entité divine… dans ce pays de couleurs, il sait qu’il va trouver son bonheur.
Alors Corentin, qui n’a plus peur des chevaux, s’élance. Oui, il va partir au bout du monde et retrouver cette fleur qu’on lui demande.
Le voyage se révèle plus long que prévu, il doit trouver un moyen de traverser les océans, ben oui, vous avez déjà vu un cheval fendre la mer vous ? mais Corentin est plein de ressources, et n’oublie pas, alors il va à cheval, en bateau, à pied, en carriole ….[ Il va de soi que maman et Marin participent activement à ce voyage ;) ]
Il traverse la terre entière et arrive là où convergent tous les chemins, là où ne poussent que racines et herbes folles, là où pas une âme n’erre, là où seul le vent raconte la folie des voyageurs égarés…
Il va, Corentin avec son fidèle destrier, il est confiant car ces paysages sublimes le portent et l’entraînent. Il ne sait où il va, mais il se laisse porter au gré du vent, bercé par la musique lente qui semble sortir de tous les pores de la Terre, cette terre nourricière, cette terre aimante… l’explosion de couleurs le submerge, ses larmes coulent devant tant de beauté façonnée par ce Dieu tout puissant, l’émotion d’être dans un lieu encore inexploré le submerge…
il rêve Corentin, il s’invente des histoires, il les garde en mémoire…. Il sait, Corentin, qu’un jour deux petites filles belles comme le jour, qu’un petit garçon vif comme l’éclair, qu’un bébé rempli d’amour ouvriront leur cœur et les oreilles à l’évocation de ces merveilles.
Alors, il va Corentin, il sait que quelqu’un l’entraîne quelque part, vers cette fleur tellement belle qu’on lui demande… il va et ses yeux se posent sur un buisson vert, mais vert. Mais qu’est ce qui le rend si vert ? Aaaah, c’est le contraste des couleurs. Car au milieu de ce buisson, il y a une fleur de sang, Rouge.. Superbe… Captivante… on dirait une cloche.
Corentin la cueille délicatement, et la range (oups, l’inspiration me fait défaut, je te laisse la ranger dans un endroit où elle ne peut pas s’écraser !!!) et il repart, Corentin, ragaillardi malgré la fatigue du voyage.
Il ramène la fleur, qu’il a nommé Copihue (à prononcer kopioué) car dans la langue des Mapuches, les Indiens de ce pays du bout du monde, cela signifie (encore une fois je te laisse trouver l’inspiration qui va !!! parce que je n’en sais fichtre rien, ça se traduit c’est sûr, mais comment ???!!!)
Mais déjà un autre frère s’avance…
Et voilà le copihue en question ;)

Légende [modifier]
Le copihue, fleur caractéristique des terres du sud du Chili est souvent utilisé dans diverses légendes mapuche (indiens du sud du Chili). Une de ces légendes raconte que des guerriers survivant des diverses batailles, montèrent dans les arbres pour voir le résultat de la bataille. En voyant leurs camarades morts, ces survivants pleuraient et leurs larmes se transformèrent en fleur de sang. Ainsi les copihues permettent de se souvenir des esprits des soldats morts.
Mais bon, j’ai trouvé que c’était peut être un peu violent pour les enfants ?
23:34 Publié dans histoire collective | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : 24 mains, frère 6










































