mardi, 07 octobre 2008

24 mains #6

 

Voici une suite envoyée par mon amie Babou (je mets pas ton blog, puisqu'il est un peu perso... et... hum... délaissé ? ;) ), pas encore racontée aux enfants, je ferai mes ajouts dès que ce sera fait ! Merci Babou !!!... who's next ?

Et déjà donc le 6ème frère s’avance, c’est le sage de la famille, le philosophe….

« J’aime l’idée de te faire faire le tour du monde, j’ai envie que tu apprennes et l’on sait bien que les voyages forment la jeunesse. Et comme ça, tu auras des histoires à raconter aux enfants de ma soeur le soir pour les endormir, à condition toutefois que tu réussisses l’épreuve que je te propose…. »

 

Yo quiero –eh oui le 6e frère est bilingue ;) – que vayas a esta tierra lejana donde los cerros son tan blancos que te oculta la vista, donde el mar es tan azul que no sabes donde mirar para no dañarte los ojos, en esta tierra de rojo, blanco y azul quiero que encuentres aquella flor de sangre que solo se encuentra alla.

Corentin est un peu effrayé, un peu anxieux car il n’est pas sûr d’avoir bien compris la demande. Oui, il a entendu, bleu, rouge, blanc… pays lointain, montagne, mer… mais où cela peut il bien être ? y’a-t-il un indice qu’il n’a pas relevé ?

Mais il n’a pas peur Corentin, il a déjà relevé des défis pour l’amour de sa belle. Il va y aller Corentin, car il sait que l’amour qu’elle lui porte l’aidera à soulever des montagnes, lui ouvrira la mer et le conduira ou se mêlent mer, montagne, chemins… se mêlent mer, montagne, chemins ? pays lointain ? mais… mais… cet homme qu’il a rencontré juché sur son cheval (vous vous souvenez qu’il a du s’occuper des chevaux du je-sais-plus-combientième frère) avec ce curieux attirail, ce poncho ? ce chapeau ? ces éperons ? d’où venait il déjà ? d’Amérique, oui c’est ça, d’Amérique, d’Amérique du Sud, là où les plaines sont tellement étendues que l’on n’en voit pas le bout, là où la mer rejoint les montagnes dans une explosion de couleurs, des couleurs tellement pures qu’elles semblent avoir été créées par une entité divine… dans ce pays de couleurs, il sait qu’il va trouver son bonheur.

Alors Corentin, qui n’a plus peur des chevaux, s’élance. Oui, il va partir au bout du monde et retrouver cette fleur qu’on lui demande.

Le voyage se révèle plus long que prévu, il doit trouver un moyen de traverser les océans, ben oui, vous avez déjà vu un cheval fendre la mer vous ? mais Corentin est plein de ressources, et n’oublie pas, alors il va à cheval, en bateau, à pied, en carriole ….[ Il va de soi que maman et Marin participent activement à ce voyage ;) ]

Il traverse la terre entière et arrive là où convergent tous les chemins, là où ne poussent que racines et herbes folles, là où pas une âme n’erre, là où seul le vent raconte la folie des voyageurs égarés…

Il va, Corentin avec son fidèle destrier, il est confiant car ces paysages sublimes le portent et l’entraînent. Il ne sait où il va, mais il se laisse porter au gré du vent, bercé par la musique lente qui semble sortir de tous les pores de la Terre, cette terre nourricière, cette terre aimante… l’explosion de couleurs le submerge, ses larmes coulent devant tant de beauté façonnée par ce Dieu tout puissant, l’émotion d’être dans un lieu encore inexploré le submerge…

il rêve Corentin, il s’invente des histoires, il les garde en mémoire…. Il sait, Corentin, qu’un jour deux petites filles belles comme le jour, qu’un petit garçon vif comme l’éclair, qu’un bébé rempli d’amour ouvriront leur cœur et les oreilles à l’évocation de ces merveilles.

Alors, il va Corentin, il sait que quelqu’un l’entraîne quelque part, vers cette fleur tellement belle qu’on lui demande… il va et ses yeux se posent sur un buisson vert, mais vert. Mais qu’est ce qui le rend si vert ? Aaaah, c’est le contraste des couleurs. Car au milieu de ce buisson, il y a une fleur de sang, Rouge.. Superbe… Captivante…  on dirait une cloche.

Corentin la cueille délicatement, et la range (oups, l’inspiration me fait défaut, je te laisse la ranger dans un endroit où elle ne peut pas s’écraser !!!) et il repart, Corentin, ragaillardi malgré la fatigue du voyage.

Il ramène la fleur, qu’il a nommé Copihue (à prononcer kopioué) car dans la langue des Mapuches, les Indiens de ce pays du bout du monde, cela signifie (encore une fois je te laisse trouver l’inspiration qui va !!! parce que je n’en sais fichtre rien, ça se traduit c’est sûr, mais comment ???!!!)

 

Mais déjà un autre frère s’avance…

 

Et voilà le copihue en question ;)

 

 

copihue.jpg

Légende [modifier]

Le copihue, fleur caractéristique des terres du sud du Chili est souvent utilisé dans diverses légendes mapuche (indiens du sud du Chili). Une de ces légendes raconte que des guerriers survivant des diverses batailles, montèrent dans les arbres pour voir le résultat de la bataille. En voyant leurs camarades morts, ces survivants pleuraient et leurs larmes se transformèrent en fleur de sang. Ainsi les copihues permettent de se souvenir des esprits des soldats morts.

Mais bon, j’ai trouvé que c’était peut être un peu violent pour les enfants ?

 

24 mains #5

d'après une idée d'Erika que je remercie chaudement (et en plus je découvre que tu as un blog !! héhé...). Ceci dit si Tony veut s'y coller aussi, y'a pas de souci ! on prend ! LA lecture de ce soir n'a pas été avec un Marin braillard... mais il était collé contre mon dos, dans l'écharpe, et n'en a pas perdu une miette...

"...et déjà le 5ème frère s'avance :
- Je suis pêcheur. Tous les jours je pêche. Depuis que j'ai commencé à pêcher, tous les jours j'ai pêché. De Pâques à Toussaint et de Toussaint à Pâques. Pas un jour de relâche ! Alors j'aimerais que tu prennes le relais, le temps que j'offre des vacances à ma femme.
- prendre le relais ? s'étonne Corentin.
- oui, que tu t'occupes de mon bateau et de ma maison pendant que je pars enfin en vacances.
Corentin était très embêté. Il n'y connaît rien à la pêche et en plus... il a le mal de mer !
- Je veux bien essayer, dit Corentin, mais je n'y connais rien et j'ai peur d'être un mauvais marin, avoue-t-il tout bas. Pourrais-je vous accompagner durant quelques jours pour apprendre ce qu'il me faudra faire seul ensuite ?
- Tout à fait ! Rendez-vous chez moi demain matin avant que le soleil ne se lève et je t'embarque. Nous partons en vacances dimanche.

Nous étions vendredi, Corentin avala difficilement sa salive et était bien stressé. Sa fiancée le regardait anxieusement, et, pour la rassurer, il lui sourit largement.

Le lendemain à l'aube, bien avant que le soleil ne se lève, il était devant la porte du 5ème frère. Celui-ci l'ouvrit quand le premier rayon de soleil illumina le ciel d'orange et rose. Il se dirigea vers le port, Corentin le suivait. Ils embarquèrent et furent rapidement en mer. Ils pêcherent toute la matinée et Corentin était malade comme un chien ! Il vomit au moins 15 fois et ne put que regarder ce que faisait le frère sans l'aider. A peine rentrer au port, il fallut trimballer les caisses de poissons, les porter à la criée, vérifier les filets, les voiles, tout ranger, nettoyer, tout préparer pour le lendemain. Corentin rentra crevé chez le 5ème frère et s'endormit comme une masse sans souper. Le lendemain matin, le 5ème frère était prêt à partir quand le bruit de la porte réveilla Corentin ! Vite, il se mit debout et le suivit. Ils naviguèrent toute la matinée et remontèrent au moins 100 fois le filet. Cette fois Corentin ne se sentait pas très bien mais ne vomit point. Peut-être parce qu'il n'avait rien mangé ? En tous cas, il aida le frère du mieux qu'il put et essaya de bien noter tout ce qu'il faisait. Ils rentrèrent un peu plus tôt et le 5ème frère s'assit devant la cheminée avec un filet à repriser. Corentin s'y connaissait en noeuds et l'aida tout en écoutant les histoires de vieux loups de mer qu'il racontait. C'est ainsi qu'il s'endormit sans s'en rendre compte.

Ding Dong Ding Dong, les cloches sonnaient à toutes volées en ce beau dimanche ensoleillé. Elles réveillèrent brutalement Corentin... qui se rendit compte qu'il faisait largement jour ! Trop tard pour aller en mer, il ne serait pas de retour assez tôt pour la criée. Alors il sortit au village et c'était jour de marché. Il acheta un coq. Pourquoi un coq ? Pour être sûr de se réveiller au lever du soleil bien sûr ! Ensuite il rentra chez le frère et s'affaira dans la maison. Il répara un tabouret cassé, il raccomada une vieille veste de marin, il mit des cales sous l'armoire branlante et il s'occupa des pavés de la cour qui étaient tout de travers et manquaient de faire tomber les visiteurs. En fin de journée, satisfait de lui, il se coucha. Il voulait se coucher tôt pour être sûr d'entendre le coq.
Celui-ci devait comprendre l'importance de sa mission, il se posta sur la fenêtre où dormait Corentin et cocoriqua si fort que Corentin en bondit hors du lit ! Le soleil pointait à peine. Il eut le temps d'enfiler les vêtements du frère marin, un peu grands pour lui, et d'avaler une tartine vite fait. Il se rendit au port, leva les amarres et prit la mer. Il pêcha toute la matinée, mais revint bredouille.

Le lendemain, il revint aussi bredouille et en plus il pleuvait. Et puis il avait faim. Pas de pêche, pas de poisson à manger. La soupe de poireaux ça ne nourrit pas assez.
Le mercredi il parvint à pêcher quelques poissons. Il en vendit les deux tiers à la criée et garda le reste pour manger. Il en fut de même les jours suivants. Corentin rapportait très peu d'argent, mais c'était mieux que rien ! Il n'avait plus le mal de mer, il n'avait plus trop peur, par contre il avait des ampoules plein les mains et les yeux tout irrités par le sel. Il trouvait la vie de marin bien difficile.

Alors ce fut la tempête qui s'abattit sur le village et.. sur la mer. Corentin ne se sentait pas capable d'affronter les flots déchaînés. Il avait peur de casser le bateau. Les vacanciers devaient rentrer dans 10 jours. Alors il mit le bateau à l'abri au fonds du port et s'en occupa. Il repeint le ponton, répara les voiles, graissa les mousquetons, huila les poulies, reprisa les filets, nettoya les cuivres et surtout il s'occupa de l'intérieur du bateau. Il nettoya de fond en combles, repeint toutes les boiseries, rangea les soutes à voiles et filets. Cela lui prit 7 jours. Il s'occupa ensuite de la maison dont il repeint les volets. Il construisit un poulailler pour que le coq arrête de salir la cour et il y rajouta même 3 poules. Cela lui prit 2 jours. Le frère et sa femme devait revenir bientôt et Corentin n'avait pas un seul poisson à proposer. Il partit pour le port mais il pleuvait des cordes et même les autres pêcheurs n'étaient pas sortis en mer. On disait qu'au large les vagues étaient plus hautes que la plus haute tour du chateau voisin. Corentin marcha le long de la plage sans sentir la pluie glacée qiu tombait sur lui. Tout à coup il manqua de tomber en se prenant les pieds dans une caisse de bois à moitié cassée. La caisse avait déversé sur le sable en se fracassant, d'étranges coquillages que Corentin n'avait jamais vus. Ceci dit il n'y connaissait rien en coquillages. Il les trouva beaux et gros et se dit que le frère saurait bien quoi en faire. Il les remit dans la caisse et rentra se mettre au chaud... et au sec !!

Il se coucha tôt pour être en forme le lendemain. Il se leva de bonne heure, au chant du coq et prépara la maison pour accueillir le frère et sa femme. Il mit une belle table et fit la recette de la soupe de sa grand-mère avec quelques légumes du potager. Le frère rentra vers midi et eut du mal à reconnaître sa maison. Sur la façade la vigne vierge était taillée, les volets repeints et... oh ! un coq ! Il rentra chez lui et un large sourire égaya son visage dès qu'il sentit la soupe chaude, le pain sui sortait du four et qu'il vit la table mise.
- Alors ? comment as-tu trouvé la vie de marin-pêcheur ?
- trop dure pour moi ! Je suis rentré tant de fois bredouille, je ne connais pas les lieux de pêche ! et la tempête fait rage depuis plusieurs jours, je n'ose plus sortir en mer de peur de tout casser. Les autres du port non plus, ceci dit. Mais je ne voulais pas ne rien faire pendant ce temps-là, alors je me suis occupé comme j'ai pu de votre maison et du bateau.
- pour la maison, j'ai vu ! et ma femme arrêtera de m'engueuler pour ce tabouret cassé depuis 5 ans et que je n'ai jamais eu le temps de réparer... mais mon bateau ? que lui as-tu donc fait ?
- Venez au port, je vous montrerai.
Ils sortirent et le coq attaqua le frère :
- Olà ! lui dit Corentin, si tu ne veux pas finir au four dès ce soir, montre plus de respect envers ton nouveau maître !
- et pourquoi un coq ? il va nous casser les oreilles toute la journée.
- je ne parvenais pas à me lever avant l'aube de moi-même, ce coq m'a réveillé tous les matins et m'a tenu compagnie durant tous les travaux ici. Il a aussi défendu le potager contre un chien errant qui venait le souiller. Vous auriez-vu cette attaque !
- et moi j'ai toujours rêvé de manger des oeufs frais de chez moi chaque matin, renchérit la femme du frère.
- soit, nous verrons, répondit pensivement le frère. Bon, allons voir mon bateau.
Ils marchèrent tous trois jusqu'au port et le frère tomba bouche-bée devant son bateau, certes encore sur cales, mais tellement beau ! Sa coque était verte avec un fin liseret jaune. Il monta à bord et toucha du bout des doigts tout le bastinguage reluisant, ouvrit les soutes et siffla d'admiration et resta un bon moment en cabine à admirer son bateau comme il ne l'avait jamais vu.
- eh bien ! tu as donné un sacré coup de jeune... Et de propre ! à mon vieux Kanakro !! La pêche ne me laisse jamais le temps de faire tout cela, je te remercie !
Il découvrit les filets totalement refaits et bien rangés et siffla à nouveau d'admiration devant le travail fait.
- tu t'y connais en noeuds, dis donc !
- pas en neouds marins, mais j'ai vite appris avec le vieux du port. A dire vrai, ma mère était dentellière au carreau, alors j'ai su très tôt nouer correctement.

Les ventres gargouillaient, aussi ils rentrèrent à la maison. Corentin expliqua au frère comment il avait trouvé une caisse sur le rivage et s'il connaissait ces coquillages :
- oh ! oui ! on ne les trouve qu'au large et il faut savoir plonger longtemps au fonds de l'eau pour les ramasser. Je ne sais qui a perdu ce chargment, on ne voit rien écrit dessus. Ces coquillages ne sont pas mauvais, nous allons nous régaler.
Aussi se mit-il à ouvrir les coquilles avec dextérité et quelle ne fut pas leur surprise en découvrant ... une perle !!! Des 45 coquillages ramassés par Corentin, ils sortirent 42 perles. Oui, il y avait 3 coquillages vides. Corentin était fou de joie :
- à défaut de poissons, vous allez pouvoir vendre des perles et je n'aurai pas été si inutile comme pêcheur !!
- taratata ! répondit le frère ! hors de question de vendre quoique ce soit ! 42 perles c'est 2 fois 21. Cela fait deux colliers de 21 perles, l'un pour ma femme, l'autre pour la tienne, car je ne doute pas que tu épouseras ma soeur, je donne en tous cas mon consentement. Mais tu reviendras une fois par an me remplacer ici... même si tu ne vas pas pêcher.
- c'est entendu, dit Corentin ! Peut-être que je vous accompagnerai aussi à la pêche de temps en temps !

Ils s'embrassèrent, le coq chanta, mais déjà le 6ème frère s'avançait..."

 

J'ai sacrément broder sur Erika ! lol !

et en écrivant il me vient plein d'autres inspirations... Trop tard !
J'aurais pu me servir de la corne de brume du vieux Grondebarbe pour calmer une tempête, par exemple...
Idée à conserver ;)

mercredi, 01 octobre 2008

24 mains #4

parAnabel alias MissBrownie

"Déjà le 4ème frère s'avançait et donna rendez-vous à Corentin chez lui dès le lendemain.

Corentin prit son courage à 2 mains et partit à la rencontre du frère qui habitait en haut d'une colline.

Tout penaud, Corentin frappa 3 fois sur la porte en bouleau.
Le quatrième frère lui ouvrit. C'était un Homme avec un peu d'embonpoint. A l'ouverture de la porte, une délicieuse odeur s'échappa de la cuisine. Dans l'entrebâillement, Corentin put découvrir la femme du frère s'affairant aux fourneaux ainsi que quatre enfants tout ronds assis à table, prêts à manger, réclamant leurs assiettes.

En découvrant Corentin, le frère prit un air méchant et lui :" Tu dois mériter ma soeœur pour l'épouser! Fais-moi de tes mains et uniquement de tes mains, le meilleur fondant au chocolat que je n'ai jamais mangé et je t'accorderais son cœoeur!"

Et il claqua la porte!

Un fondant au chocolat?
Corentin n'avait jamais cuisiné  de sa vie. Sa mère l'avait toujours fait pour lui. Comment allait-il faire?

Il aurait pu tricher en demandant à la pâtissière du village de lui en confectionner un. Le grand frère n'y aurait sûrement vu que du feu. Mais Corentin voulait être honnête.

Il partit donc chercher le grand livre de recette au chocolat de sa grand-mère. Si sa grand-mère était aussi douée en gâteau, c'était sûrement grâce à ce livre.

La recette du fondant au chocolat n'avait certes pas l'air trop compliquée.
Corentin prit un réel plaisir à jongler avec les ingrédients, à doser, mesurer, peser ... finalement, ce n'était pas si loin des mathématiques, sa matière favorite!

Au moment de mettre le gâteau au four, le coude de Corentin renversa la boite de chocolat en poudre et sa préparation fut toute saupoudrée.
Dépité et n'ayant plus le temps ni les ingrédients pour recommencer, Corentin laissa la poudre de cacao sur le dessus du fondant en l'enfournant.

10 minutes plus tard, la minuterie retentissait!
Il n'y avait pas une minute à perdre! Le frère devait déguster ce gâteau tiède pour l'apprécier.

Corentin courut à la maison en haut de la colline à toutes jambes, jusqu'à perdre haleine.
Il frappa 3 fois très fort.
Corentin tombait bien, il était 4h, l'heure du goûter. Les ventres des enfants et parents réclamaient à manger et vite!

Quand le frère mit en bouche un morceau du fondant, Corentin croisa très fort ses doigts derrière son dos en gardant les yeux fermés.

Soudain la voix du grand frère retentit : "Mais ce n'est pas possible!!! Comment as-tu fait? Je n'ai jamais mangé gâteau aussi délicieux! Ce chocolat caramélisé et croquant sur le dessus du gâteau est exquis! Parfait! Tu mérites le cœoeur de ma sœur. Mais à une condition! Que chaque dimanche, tu lui prépares un fondant au chocolat."

Corentin acquiesça et souriant, il repartit le cœoeur plus léger. Mais sa quête n'était pas finie... déjà le cinquième frère partait à sa rencontre"

 

vendredi, 26 septembre 2008

24 mains #3

chapitre trois, par Stéphane (en ligne sur son blog) racontée le 28/09 aux enfants, assez fidèlement...

Le troisième frère s'avance et dit :
« Moi, je ne connais pas de langues exotiques pour t'envoyer chercher un objet impossible à l'autre bout du monde... Par contre, j'aimerais bien que ton amoureux fasse une toute petite épreuve pour moi. Voilà, tu vois, j'ai une grande ferme et j'ai récemment acheté de grands chevaux pour aider aux travaux. Le problème, c'est que, pour le moment, ils sont un tout petit peu sauvages et j'aimerais un peu d'aide pour les adoucir et leur faire supporter le joug.
Pas de problème ! Mon amoureux pourra t'aider !

L'amoureux, notre Corentin, accompagne le troisième frère jusqu'à l'écurie et ils sellent deux grands chevaux pour se rendre chez lui. Ils chevauchent pendant trois jours et trois nuits pour arriver à l'entrée du domaine.
Sur le trajet, un petit vieux leur fait signe de s'arrêter. Il est tout rabougri, un visage de vieille pomme ridée, une curieuse barbichette sur le menton, une espèce de long balai courbe et dépenaillé à la main. Il est habillé de vêtements de cuir sombre, surannés et poussiéreux qui n'ont pas du être lavés depuis longtemps. Une énorme paire de lunettes est sanglée sur son front. La poussière des poils du balai retombe d'ailleurs un peu sur ses épaules quand il l'agite en parlant. Il leur demande d'une voix éraillée :
« Vous n'auriez pas un peu d'eau pour le vieux Grondebarde, s'il vous plait ? »
Corentin propose aussitôt sa grande gourde de selle et la tend au vieux qui vide d'un trait les 5 litres d'eau qu'elle contient.
« Ah, cette gorgée était très agréable, dit le vieux d'une voix moins éraillée, il vous en reste un peu ? »
Corentin lui tend les bidons de selle de son cheval et le vieux les vide rapidement. Sauf une minuscule gorgée qu'il renverse sur les poils de son balai qui à ce moment là semble plus calme.
« Merci fiston, je n'ai plus soif ! Pour la peine, tiens, je te donne ce sifflet. Si tu as un jour besoin d'aide, tu n'auras qu'à siffler dedans et par ma barbe je viendrais t'aider ! »


Arrivés à l'entrée du domaine, le frère arrête les chevaux, les confie à un palefrenier et sort deux chevaux plus grands et plus gros que les deux premiers et ils chevauchent pendant 5 jours au grand galop sans montrer le moindre signe de fatigue. Arrivés près d'une écurie sur une colline au milieu des champs, un palefrenier les attend avec des chevaux gigantesques à l'air pas commode. Le frère dit à Corentin :
« J'ai une grande propriété, tu sais... »
Le palefrenier place un escabeau de 5 marches devant chaque cheval et les aide à enfourcher la selle. Ils galopent comme l'ouragan. Le paysage disparaît sous les couleurs qui défilent à une vitesse très excessive et le soir ils arrivent enfin à la ferme. Avant que le soleil ne se couche, le frère emmène Corentin voir les chevaux. Ils sont parqués dans un enclos spécial de 4m de haut fait de troncs d'arbres entiers.
Derrière l'épaisse palissade se trouve les deux plus énooormes chevaux que Corentin ait vus de sa vie. Les deux bêtes passent la tête au dessus du dernier barreau et lorgnent les deux hommes qui arrivent, d'un air mauvais. L'un des deux hennit et se cabre avant de faire retomber ses sabots au sol faisant trembler la terre autour.
« Lui c'est Tonnere, dit le troisième frère, en montrant le cheval noir. Et le blanc, c'est Foudre ! Nous aimerions bien les dresser pour leur faire tirer la calèche qui devrait traverser mon domaine d'un bout à l'autre. »
Corentin est atterré. Comment s'y prendre pour amadouer des chevaux aussi énormes ??
Après le dîner, Corentin, pensif, regarde la lune se lever. Il n'a pas l'ombre de la queue d'une idée de ce qu'il pourrait faire le lendemain. Mais soudain, il repense au sifflet de Grondebarde et le tire de sa poche. Il souffle fort dedans et semble entendre une voix dans le lointain qui lui dit : « J'arrive ! »

Quelques secondes plus tard, Grondebarde arrive, les mains serrées sur les poignées de son étrange balai, le corps collé à une... mais oui ! selle ! Et ses grosse lunettes vissées sur les yeux.
« Alors fiston, tu as besoin de l'aide de Grondebarde, on dirait ? » dit-il dans un sourire malicieux à peine caché par sa barbe.
- Oh oui ! Je dois aider à dresser deux chevaux mais ceux-là n'ont pas l'air commode ! Vous devriez les voir ! Ils sont gigantesques !
- Hum, je vois... des chevaux comme ça il n'en existe pas des masses dans le monde ! Je les connais bien. Ce sont les fils d'Ouragan le cheval tempête. Tu as bien fait de m'appeler ! J'ai exactement ce qu'il te faut ! Tiens prends cette corne de brume, ajouta-t-il en la tirant d'une des fontes de sa selle.
- Mais comment fonctionne-t-elle ?
- C'est enfantin, tu souffles dedans ! Le son qu'elle produit ressemble au mugissement des vents d'orage qui hurlent contre les falaises de bord de mer, les nuits de tempête. En fait, pour eux ce sera comme le hennissement de leur mère. Tu pourras ensuite leur faire faire ce que tu veux.

Sur ces mots, Grondebarbe se remit en selle sur son balai volant, claqua la langue et fila comme le vent vers l'horizon.

Le lendemain matin, Corentin et le troisième frère s'avancèrent vers l'enclos de Foudre et Tonnerre. Corentin tout réjouit sorti la corne de brume de sa poche et l'accrocha autour de son cou, puis grimpa les échelons de la longue échelle menant en haut de l'enclos. De là, sur un petit promontoire en bois, il prit une très grande inspiration et souffla de toutes ses forces dans la corne. Le son était terrifiant ! Un marin sur son navire en aurait eu la chair de poule et aurait tremblé pour sa vie !
Les deux chevaux s'avancèrent joyeusement vers le promontoire et acceptèrent les friandises qui avaient été préparées spécialement pour eux !
Ensuite ce fut un jeu d'enfant ! Corentin les guida rapidement et à la fin de la journée ils prirent la calèche géante pour rejoindre la famille.
Le troisième frère, encore impressionné, dit à la cantonade : « Il a réussi ! Il m'a aidé à dresser mes chevaux ! »

Mais déjà le quatrième frère s'avance...

mercredi, 24 septembre 2008

24 mains #2

chapitre 2, d'après Lolotte, tel que raconté aux enfants le 24/09/2008 :

Et le deuxième frère s'avance.

- Voici la seconde épreuve : il devra explorer le sud et me ramener une unyoya mbuni
- Une unyoya mbuni ?

Le fiancé ne s'en inquiète pas et dès qu'il sait l'épreuve infligée il part en direction du sud. Il marcha longtemps, longtemps, longtemps... puis il emprunta un

"âne !

"et il trotta ! puis l'âne étant fatigué, il monta sur un

"cheval"

"non tiens, un dromadaire ! [vous voulez que je vous refasse l'imitation du jeune homme sur un dromadaire ?] mais à peine celui-ci s'était-il élancé à toutes jambes que Corentin était pris d'un violent mal au coeur et descendit bien vite !!!! Il rencontra alors une tribu de bédouins qui lui prétêrent un cheval et il galop. Ils galopèrent jusqu'à la berge d'un fleuve et le cheval stoppa net ! Alors Corentin monta dans un"

"bateau"

"et vogua ! puis ayant atteint le bout du bout du fleuve, il descendit de bateau et monta

"dans un avion !"

"non, il n'y avait toujours pas d'avion à l'époque"

"un parachute !"

"euh... d'abord y'en n'avait pas non plus à l'époque et puis pour prendre un parachute faut déjà être dans les airs ! non, il grimpa sur le dos d'un oiseau et vola ! Mais au bout d'un looooong moment, l'oiseau était très fatigué et il se posa pour se reposer. Ils étaient arrivés alors dans une vallée où la terre est rouge, les arbres sont verts et pleins d'épines. Il y avait d'értanges animaux : de grands animaux à longues pattes avec un cou immense, jaunes avec des taches noires..."

"Des girafes !"

"et de gros animaux gris, très gros, très gris, avec de grands trucs blancs comme ça (mimes)..."

"Des éléphants !"

"et puis d'étranges chevaux ! ils avaient bronzé derrière des barreaux ils étaient noirs et blancs, tout rayés..."

"des zèbres !"

et puis il y avait là un troupeau de jeune gazelles qui se désaltérait et un pasteur. C'était un homme très grand, très fin, avec une longue robe ocre, une chevelure rougissante dans le soir couchant [oh ! le cliché !] et il était lui aussi tout noir avec un nez tout aplati. Le fiancé se dit : "Ce pasteur resemble à mon ami Kori, il saura peut-être lui aussi me renseigner".
- Bonjour, je m'appelle Corentin.
- Subalkheri! répondit le pasteur...
- Je cherche (il mima), une unyoya mbuni !"
- unyoya mbuni ?
- unyoya mbuni
et le pasteur lui fit signe de patienter. Il disparut dans une sorte de tente faite de branchage et ressortit peu après avec un oeuf énorme ! Corentin n'avait jamais vu d'oeuf aussi gros ! C'était impressionnant ! C'était donc ça un unyoya mbuni ? Corentin se demandait quel animal pouvait bien en sortir... Mais en prenant l'oeuf il s'aperçut que celui-ci avait été fendu en deux et refermé par un lien de raphia. Unyoya mbuni devait donc être dedans. Le pasteur lui fit signe de prendre soin du colis. Corentin le remercia chaleureusement, et comme l'oiseau était reposé, il remonta sur son dos et repartit en direction du nord. Ils volèrent longtemps et retrouvèrent les rives du fleuve. Corentin redescendit le fleuve sur son bateau jusqu'à retrouver le cheval qui l'attendait toujours, se désaltérant dans l'eau du fleuve. Il remonta sur le cheval, le rendit aux bédouins et .... poursuivit à pied !! Il mit plus de temps à revenir, mais il était hors de question de remettre ses fesses sur le dos d'un dromadaire !!! Puis il retrouva l'âne et finit à pied, pour rentrer chez lui.

A peine arrivé il présenta son drôle d'oeuf au deuxième frère :
- j'ai parcouru le monde et je rapporte une unyoya mbuni
Il tend alors l'oeuf au second frère, qui l'ouvre et alors une plume d'autruche s'échappe, et vient lui chatouiller le nez, et le second frère éternue très fort!

Tout le monde rigole mais déjà le troisième frère s'avance..."

mardi, 23 septembre 2008

24 mains ?

Appel à contribution, pour ceux qui le veulent bien. Je vais doubler cet appel par mail... excusez-moi d'avance pour ceux qui le liront deux fois !!!

Ce soir en couchant les enfants (les grands), alors que Marin me hurlait de faim dans les bras et que je tombais déjà de sommeil (nuit d'avant assez blanche à 75% par ma faute), ma Rose me demande "Tu me lis une histoire ?" Réponse d'une voix lasse "ah non ! pas se coir je suis vraiment TROP fatiguée !" et Anne-Line de reprendre d'une voix exédée (mode ado-rebelle ON) "de toutes façons tu nous en lis jamais !"

BOUM !

ou plutôt CRAC ! ça, c'était le bruit de mon petit coeur de maman qui se contrebalance de ce que pense la caissière du portage en écharpe, des médisances de sa langue de vipère de voisine sur les familles de plus d'un enfant (sic), de l'opinion du toubib sur l'allaitement long... mais qui ne supporte pas un atome d'ombre de soupçon de reproche quant à sa perfectitude maternelle émanant de sa fille aînée, de la chair de sa chair, de son sang de ... bref ! (les autres n'ont pas encore voix au châpitre sur ce sujet -  ou bien voie au chapitre ? ou bien... hum) donc CRAC !

Or il m'était totalement impossible de lire une histoire parceque
1 rien qu'à l'idée d'en RElire une pour la xmillième fois j'ai une éruption cutanée
2 la plupart des histoires pour enfants sont... pour les enfants ! et si j'adore les contes, j'aime pas trop les "histoires pour enfants" (ex : Franklin c'est super pour eux, oui... POUR EUX) et là, ce soir, il me restait même pas un gramme d'abnégation pour faire l'effort de m'emm*** intellectuellement pour leur plaisir
3 les "contes" pour enfants, les vrais, qui me plaisent aussi... ben je suis trop fatiguée ce soir pour avoir idée de où trouver lequel, celui qui me plairait ce soir et toussa... j'ai dit FLEMME
4 depuis 14h j'ai mon oeil gauche qui dit merde à mon oeil droit, ça me prend en cas de grande fatigue et ça... me fatigue ! surtout ça me gêne pour lire (sauf mon blog, bien sûr ! eh oh ! geek or not geek ?)

bref, lecture =  niet !

mais reproche de ma fille = mouche !

donc quid ?

(dire qu'il y en a qui disent que j'écris bien et que je devrais... et que ceci, et que cela... huhuhu ! je me marre !!!!)

Alors il m'a pris la folle idée de lancer un "Il était une fois ..." d'une douce mais sonore voix (couvrir leurs cris), tous en berçant Mini-Marin pas du tout endormi et réclamant pitance (en avance) dans mes bras... puis de relancer un "Il était une fois..." assorti d'un "j'attend que vous soyez tous sous vos couettes !"... et de re-redire... oui bon, 4 fois... ça va non ? me fallait au moins ça pour extraire une idée de mon seul neurone encore en fonctionnement dans le marasme marécageux de mon cerveau embué (huhuhu ! je me re-marre !!!!)

et de me lancer

"Il était une fois...

une petite fille qui avait 5 frères, tous plus âgés, plus beaux, plus grands qu'elle... mais qui l'aimaient tellement qu'elle était la plus heureuse des enfants ! Ses frères jouaient toujours avec elle pour que jamais elle ne s'ennuie. Et les années ont passé et sans qu'ils s'en aperçoivent, la petite fille était devenue une jolie jeune femme... qui tomba amoureuse !!!

Et ça, ça ne plut pas du tout du tout du tout à ses frères ! Les 7 s'écrièrent..."

"les 7 ? t'avais dit 5 ?"

"ah bon ? alors ben... ben en fait elle en a 12, de frères !

Ses 12 frères avaient grandi aussi, ils avaient des femmes, des enfants... mais quand ils revenaient chez leurs parents, ils retrouvaient avec plaisir leur petite soeur qu'ils aimaient tant et ils voulaient qu'il en soit toujours ainsi !

"Tu ne peux pas te marier" lui dirent-ils

"et pourquoi donc ?"

"tu ne peux pas en aimer un autre que nous ! tu nous aimes n'est-ce pas ?"

"oui, bien sûr ! et vous, vous m'aimez ? et pourtant vous aimez aussi vos femmes, vos enfants..."

"ce n'est pas pareil ! tu vas épouser ton amoureux et nous, on ne te verra plus !"

"c'est faux ! vous avez épousé vos amoureuses et je vous vois toujours... moi aussi je vous rendrai visite ! avec mon mari et mes enfants..."

"bon !" a fini par dire l'aîné "d'accord, tu pourras te marier avec celui que tu aimes ... mais... seulement s'il parvient à triompher des épreuves que chacun d'entre nous lui infligera !"

"d'accord !" dit la jeune fille "j'ai confiance en mon chevalier, mon amoureux, mon chéri, mon..."

"c'est bon, c'est bon" s'exaspèrent-ils

"Voici la première épreuve" dit le frère aîné "Il devra faire le tour de la Terre et me rapporter un "namu" !! [prononcez Namou, nda ;) ]"

"un namu ?"

"un namu !"

Mais qu'est-ce donc que cela ? se demanda la jeune fille...

"je ferai le tour de la Terre et je trouverai un "namu", dit le jeune homme, les gens du bout de la Terre doivent bien savoir ce que c'est, eux !"

Alors il partit. Il marcha longtemps, longtemps, longtemps [et je tournais en rond dans la chambre, toujours Marin dans les bras, toujours réclamant sonorement sa pitance - quoi ? on dit pas sonorement ? ]. Puis il monta sur un âne et trotta [et je trotte... j'en vois qui rigolent au fonds !]. Puis il prit un cheval et galopa [et je... eh oui ! galope ! vous suivez bien ! non, je ne secoue pas bébé...]. Puis il prit un bateau et il vogua [et je fais voguer Marin, heureusement qu'il n'a pas le mal de mer, lui !]. Puis il prit un avion. Ah non ! y'avait pas d'avions à cette époque ! alors il prit un oiseau et il vola [et je fais planer Marin en me disant que si je l'avais nourri avant il m'aurait surement bien imité le jeté de caca de mouette en plein vol] et il finit par arriver à l'autre bout du monde, sur une plage, très fatigué. Il était arrivé... vous savez où ? dans un pays de l'autre bout du monde qui s'appelle... Samoa !!! [rire de mes enfants dont le (futur) oncle est Samoan - nda]. Et sur la plage, arrive un beau jeune homme ! Il est tout noir, il a le nez tout écrasé et il parle de façon étrange

"Maalo ! o mai le vai faa molemole ? faa fetai lava !*" [chère soeur, ne te fais pas pipi dessus, stp] Mais le jeune homme ne le comprend pas !

"Je ne comprend rien à ce que vous dites !" essaie-t-il ! mais l'autre n'a pas l'air de plus le comprendre... "Corentin !" dit-il en frappant sa poitrine ! Car il s'appelait Corentin.

"Kori !" dit l'autre en frappant sa poitrine, car il s'appelait Kori [comme... mon futur beau-frère, oui oui ;) quelle imagination je peux avoir ! ouh la !]

"je cherche, dit-il en joignant le geste à la parole [ce que je, aussi] "namu" ! Kori connaît namu ?"

"namu ?" dit Kori l'air très étonné !

"namu !" répond Corentin d'un ton pas très rassuré...

Alors Kori lui fait signe d'attendre et part en courant. Il revient peu après avec une petite boîte faite de feuilles qui fait un terrible bruit. BZZZZZZZZZZZZZZZZZZ et il lui fait signe de bien en prendre soin et de ne surtout pas l'ouvrir.

Corentin le remercie chaleureusement, accroche la boîte autour de son cou et repart sur l'oiseau [Marin vole], le bateau [Marin vogue], le cheval [hippopotame-mother galope sans honte], l'âne [je trotte], et arrive chez lui en marchant.

Il se dirige aussitôt vers le frère aîné et lui tend la boîte en feuilles.

"J'ai fait le tour de la Terre, j'ai traversé les océans et les mers, j'ai été par-delà les terres et je t'ai rapporté un NAMU !" dit-il très fier !

Aussitôt le frère aîné, très dubitatif, ouvre la boîte de feuilles... et le moustique -car un namu c'est un moustique en samoan [oui, et c'est vrai ! ce conte vous aura appris UN mot de samoan] s'envole et lui pique le nez ! et un énorme bouton apparaît !!!!

Tout le monde rigole mais déjà le deuxième frère s'avance...

Mais la suite, vous la saurez demain !!!! Un soir par frère ! Ca fera 12 soirs avec histoire !"

"13 parcequ'il y aura aussi le soir de la fin hein ?" dit Anne-Line

"oui et le bal" dit Rose...

"..." ne dit pas Hilaire qui était plongé dans un livre, pouce en bouche, depuis le début de mon récit... un peu trop jeune peut-être ???

Bon et c'est là que j'aimerais très beaucoup fort énormement très beaucoup... que mes cyber-amis me viennent en aide !!! Cela me ferait TRES plaisir d'écrire la suite de ce conte à 24 mains en tout, en vous invitant à tour de rôle sur ce blog à raconter une épreuve...

J'avais la vague idée qu'au dénouement la jeune Anne, car ce serait son prénom, rende visite à tour de rôle à chacun de ses frères qui s'appelaient Janvier, Février etc... ce qui au bout de 12 visites nous faisait... une année ! bravo ! (d'où "Anne" euh... ça se comprend ?). Enfin, la chute n'est pas obligatoirement celle-là, hein....

Voilà, ça vous dit de participer ? d'avance MERCI ! et j'attends vos réponses (forcément affirmatives) ci-dessous... ;)

Bonne nuit ! (maintenant que je vous ai raconté une histoire du soir, vous allez mieux dormir, non ?)

* j'en profite pour étaler ma science et rebalancer les seuls phrases de samoan que je connaisse... bon, surement mal écrites en plus, mais si je vous en donne la traduction vous rirez bien... vous voulez ? vraiment ?

ben  il dit "salut ! puis-je avoir de l'eau, stp ? merci beaucoup !"

hum...