mercredi, 10 juin 2009
Il y a des dates...
Qui restent en tête. Comme le 10 juin. Je sais que c'est l'anniversaire de mon cousin (éloigné) Etienne, le filleul de mon grand-père paternel Etienne... et pourquoi je sais ça ? Parceque c'était aussi la date d'anniversaire de mon papa... 75 ans aujourd'hui il aurait eu. Donc ça fait déjà 5 ans et demi qu'il m'accompagne de son absence palpable. Voilà, et à cause de ce 10 juin, je pense un peu plus à lui ces jours-ci.
Y'a cette expo Utrillo, à Paris, que j'aurais bien été voir avec lui. Il aimait bien.
Y'a mes lectures qui tournent en rond, j'aurais bien aimé qu'il me fournisse encore pour ma table de nuit.
Y'a son côté encyclopédie portative qui me serait bien utile parfois, et qui aurait été très bien pour les enfants qui posent des questions en boucle.
Y'a son sens des couleurs, quand mes doigts me démangent et des partages d'émotions artistiques qui me manquent.
Y'a des mots qu'il m'a laissés et qui m'arrachent un sourire quand ils me reviennent en mémoire. "Plôme !"
Y'a tout ces petits riens de tous les jours qui me font remarquer qu'il n'est plus du tout là...
C'est étrange comme on peut croire que les absences sont moins difficiles à vivre avec le temps. Avec papa c'est tout le contraire ! Je ne sais pas si c'est de l'incrédulité au départ (je ne l'avais pas vu depuis 6 mois et je ne le voyais pas plus de 4 fois par an en fait), mais je peux avouer qu'il ne m'a pas manqué au tout début... et c'est la durée de son absence qui commence à peser, parfois.
Finalement c'est un peu tristoune, mon post, alors que je ne ressens pas vraiment de tristesse, juste beaucoup de nostalgie de temps révolus (de toutes façons)...
Bon anniversaire Papa !
Papa au yeux souriant de ce pays qu'il aimait tant, assis sur les gradins des arènes de Ronda...
et à chaque feu rouge, à cause de lui, je redis en patientant... "Verde que te quiero verde.Verde viento, verdes ramas. El barco sobre el mar y el caballo en la montaña..."
et Federico Garcia Lorca murmure à mon oreille :
Verde que te quiero verde.
Verde viento. Verdes ramas.
El barco sobre la mar
y el caballo en la montaña.
Con la sombra en la cintura
ella sueña en su baranda,
verde carne, pelo verde,
con ojos de fría plata.
Verde que te quiero verde.
Bajo la luna gitana,
las cosas la están mirando
y ella no puede mirarlas.
Verde que te quiero verde.
Grandes estrellas de escarcha
vienen con el pez de sombra
que abre el camino del alba.
La higuera frota su viento
con la lija de sus ramas,
y el monte, gato garduño,
eriza sus pitas agrias.
Pero ¿quién vendrá? ¿Y por dónde...?
Ella sigue en su baranda,
verde carne, pelo verde,
soñando en la mar amarga.
--Compadre, quiero cambiar
mi caballo por su casa,
mi montura por su espejo,
mi cuchillo por su manta.
Compadre, vengo sangrando,
desde los puertos de Cabra.
--Si yo pudiera, mocito,
ese trato se cerraba.
Pero yo ya no soy yo,
ni mi casa es ya mi casa.
--Compadre, quiero morir
decentemente en mi cama.
De acero, si puede ser,
con las sábanas de holanda.
¿No ves la herida que tengo
desde el pecho a la garganta?
--Trescientas rosas morenas
lleva tu pechera blanca.
Tu sangre rezuma y huele
alrededor de tu faja.
Pero yo ya no soy yo,
ni mi casa es ya mi casa.
--Dejadme subir al menos
hacia las altas barandas.
¡dejadme subir!, dejadme,
hasta las verdes barandas.
Barandales de la luna
por donde retumba el agua.
Ya suben los dos compadres
hacia las altas barandas.
Dejando un rastro de sangre.
Dejando un rastro de lágrimas.
Temblaban en los tejados
farolillos de hojalata.
Mil panderos de cristal
herían la madrugada.
Verde que te quiero verde,
verde viento, verdes ramas.
Los dos compadres subieron.
El largo viento dejaba
en la boca un raro gusto
de hiel, de menta y de albahaca.
¡Compadre! ¿Dónde está, dime
dónde está tu niña amarga?
¡Cuantas veces te esperó!
¡Cuantas veces te esperara
cara fresca, negro pelo,
en esta verde baranda!
Sobre el rostro del aljibe
se mecía la gitana
verde carne, pelo verde,
con ojos de fría plata.
Un carámbano de luna
la sostiene sobre el agua.
La noche se puso íntima
como una pequeña plaza.
Guardias civiles borrachos
en la puerta golpeaban.
Verde que te quiero verde.
Verde viento. Verdes ramas.
El barco sobre la mar.
Y el caballo en la montaña.
07:55 Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note











































Commentaires
et moi donc, je passe mon temps à lui dire de revenir.....
Tu te souviens? tu ne comprenais pas qu'on soit à se téléphoner tout le temps quand la vie nous séparait....
De Garcia Lorca il disait aussi ( mais lui en espagnol) et je le redis maitenant:
" je suis le ténébreux , le veuf , l'inconsolé,
le prince d'Aquitaine à la tour abolie,
ma seule étoile est morte et mon luth constellé
porte le soleil noir de la mélancolie ...
aïe, saudade.....
Ecrit par : mamounette | mardi, 23 juin 2009
Aïe, pauvre mamounette !
Oui, il avait trouvé le moyen de rendre le quotidien avec lui assez pesant... et son absence l'a allégé.
Mais il avait aussi trouvé la capacité de rendre la distance plaisante, la distance avec lui j'entends, bref, une relation de non-proximité riche, complice et attachante... mais là il a mis un peu trop de distance, le bougre !
Aïe, saudade, ma mère !
bisous
Ecrit par : Maïpi | mardi, 23 juin 2009
un très joli poste ...
Ecrit par : allisonson | mercredi, 01 juillet 2009
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